La Boule Basilienne de Loisirs
Bien entendu !
(Bible des Bonnes Excuses)
Quand on manque un point, quand on perd une partie, c’est rarement de sa faute car il y a toujours une bonne raison qui peut expliquer son échec. Pour le perdant en mal d’excuses, voici un petit rappel des accidents de parcours qui sont autant de bonnes raisons à sa défaite et qui lui permettront de sortir la tête haute ( ?)…
Cela, évidemment, seulement dans le cas où il aurait oublié que la Pétanque n’est qu’un jeu et que « l’important c’est de participer » !
C’est la faute du terrain :
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Je ne connais pas le terrain. C’est la première fois que j’y joue.
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C’est un terrain « de merde ». Il n’est pas entretenu.
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Le terrain est en pente (ça monte ou ça descend). Il y a trop de dévers.
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Les pistes sont trop courtes. Les pistes sont trop serrées.
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C’est le parcours du combattant. C’est une piste de bowling.
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C’est que de la caillasse, du gravier. C’est un terrain de tennis.
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Il est trop dur, c’est du béton. Il est trop mou, c’est la plage (ou c’est la dune).
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Il est plein de trous, de bosses, de cailloux. Il est trop plat, trop lisse, trop damé.
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Il est trop arrosé, trop souple. Il est trop sec, il fallait l’arroser.
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Il est mal exposé (en extérieur), il y a trop d’ombre, trop de soleil, trop de vent.

C’est la faute de l’environnement :
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Il fait trop chaud. Il fait trop froid.
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On suffoque, on étouffe. On se les gèle. Il y a trop de bruit(s).
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Il fait trop sombre. Je suis ébloui.
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Il n’y a pas assez de hauteur (toiture ou branches d’arbres), pas assez d’espace.
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Je me suis pris un caillou, un graton, une racine.
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Une brindille, une touffe d’herbe, une feuille m’a stoppé la boule.
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J’ai roulé sur un bout de ferraille, une plaque d’égout, une surface goudronnée.
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Je suis tombé sur un tas de « brin », un amas indéfini, du « fesh-fesh ».
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Je suis tombé dans une flaque d’eau, dans la « bouillasse ».
C’est la faute des boules (si, si) :
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Je n’ai pas mes boules. C’est des boules qu’on m’a prêté.
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Mes boules sont trop petites, trop grosses, pas à ma main.
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Mes boules sont trop lourdes, trop légères.
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Mes boules sont trop dures, trop molles.
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La boule colle à la main, elle est mouillée, elle est trop sèche, elle m’a « glissé ».
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La boule ne veut pas, ne suit pas, elle dévie. Elle fait n’importe quoi.
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La boule est pressée, elle a un train à prendre. C’est une feignasse.
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Les boules de l’adversaire ressemblent aux miennes.

( Dessin de Dubout )
C’est la faute de la méforme physique :
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Je suis fatigué, j’ai pas dormi, je suis enrhumé, j’ai la crève. J’ai trop bu (?).
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Je suis froid. J’ai pas eu le temps de me chauffer.
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Le bras ne suit pas, le bras se tord, le bras a tort. Il est pas droit. J’ai plus de bras.
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La main est molle, la main me lâche. Elle croche la boule.
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Le poignet se casse, le poignet vrille.
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J’suis pas en jambe. J’ai une crampe. Les pieds fatiguent.
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J’ai le dos cassé. Je vois plus rien.
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Y-a-t-il un docteur dans la salle ?
C’est la faute du moral :
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J’ai pas la pêche. J’ai les boules.
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J’ai pas la tête à ça. Je pense à autre chose.
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J’suis pas au jeu. J’y suis pas.
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J’suis pas dans le coup. J’avais pas envie de jouer.
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C’est pas ma partie. C’est pas mon jour.
C’est la faute à pas de chance :
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J’ai pas de pot, pas de bol. Il a trop de « cul ». Il a le « cul bordé de nouilles ».
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C’est son jour. Tout lui réussit.
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Il peut jouer les yeux fermés. Il a des boules téléguidées.
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Il vole le coup à chaque fois. C’est un voleur de poules.
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Je suis tombé sur le pire (sur les plus forts au tirage).
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Non, mais avoue, j’ai pas de chance !
C’est la faute des autres (de toutes façons) :
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C’est quoi ce bruit ?
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Il parle quand je joue, il éternue, il se mouche.
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Il a bougé, il s’est baissé, il est passé, il m’a fait peur.
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Il m’a cassé le bras.
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Crétin de gamin, de chien, de chat, d’oiseau.
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J’suis tombé sur une tâche (à la mêlée).

Des excuses, il y en a certainement d’autres, n’hésitez pas à les noter ! Et si celles-ci vous font penser à quelqu’un en particulier, demandez-lui de compléter cette liste !